GROUND ZERO


Fermeture du forum
Pour plus d'informations, lisez ce sujet.

Ô lovely, lovely day

avatar

Invité
Invité


Message Ô lovely, lovely day
Mer 15 Juil - 9:48
Razvan Vlad Ioans
Long Live the King.
feat Sebastian Stan
(c) crédits images

Nom: Ioans. Prénom(s): Razvan Vlad. Surnom(s): Ioans conviendra très bien. Âge et date de naissance: 30 ans, né en 2160.  Origines: Roumaines. Occupation: Gérant du "Cube". Statut civil: Pansexuel encore célibataire. Groupe: Settler.


Il ne faut, étrangement, pas beaucoup de temps pour étudier les cent-quatre-vingt centimètres que mesure Ioans. En fait, s’il fallait un seul mot pour exprimer l’image qu’il renvoi, ce serait froid : le roumain a le visage fermé et les yeux polaires en toutes circonstances, comme si une lassitude nonchalante s’était figée sur ses traits sans parvenir à se retirer. Il n’a rien de vivant ou de joyeux, pas la moindre parcelle de chaleur dans son attitude et chacun de ses gestes semble avoir été minutieusement étudié et prévu à l’avance. En soit, il pourrait parfaitement passer inaperçu malgré sa carrure. Ses cheveux châtains sont souvent repoussés en arrière, dégageant sa nuque haute et sa mâchoire pas toujours très bien rasée. Il a l’allure d’un paumé avec sa peau pâle et son air intemporel, mais c’est surtout cet accent lorsqu’il parle anglais qui le trahi en premier ; un petit roulement sous la langue et l’accentuation sur les « a ». Il a le dos puissant et les jambes légèrement arquées, se tenant bien droit comme si cela lui octroyait un regard différent sur le monde qui l’entoure. Razvan a toujours refusé de courber l’échine face aux autres, même si cela ne lui a pas toujours attiré que des faveurs.

Homme discret, souvent habillé de manière sobre, il ne s’intéresse ni aux dernières modes ni à rien de très tendance ; avare en paroles, on pourrait croire qu’il ne comprend pas tout ce qu’on lui dit et certains s’amusent à déblatérer des propos rapides en sa présence. Il les laisse dire d’un haussement d’épaule, occupé à essuyer les verres avant de les ranger soigneusement. Impassible. Les mots sont une arme qu’il protège soigneusement, évitant de gaspiller sa salive et choisissant avec soin la moindre de ses paroles. Presque hautain dans certaines de ses réactions, il ne donne pas matière à s’attacher ou creuser plus loin. Le seul grain de folie corporel qu’il possède se trouve sur son biceps gauche, deux lignes noires et épaisses entourent une suite de triangles inversés gravés dans sa chair ; vestiges de ses années passées entre petits boulots et nuits à la belle étoile.

Au niveau de son caractère, on pourrait lui prêter tout un tas de synonymes, de qualités, de défauts ou d’idées reçues en le regardant marcher dans la rue. Peut-être est-il un playboy qui affiche sa nonchalance pour faire craquer femmes et hommes ? Peut-être est-il plutôt un grand romantique qui couvre de cadeaux sa moitié et rentre tous les soirs avec un bouquet de roses à la main ? Est-ce un père de famille modèle ? Un maquereau qui dirige les louves d’une main de fer ? Un sociopathe couplé à un serial-killer ? Beaucoup d’idées. Beaucoup de mystères. Personne ne sait vraiment qui est Razvan Vlad Ioans, à part lui-même peut-être. C’est un homme secret, très attaché au respect de sa vie privée et à l’exclusivité de celle-ci. Avare en paroles et en anecdotes, il n’est pas pour autant celui qui se fera le psychologue des autres ; la vie des gens ne l’intéresse que lorsqu’il a quelque chose à y gagner. Entendez par là qu’il sera un hôte attentif avec une excellente mémoire, mais qu’il ne sera pas pour autant l’interlocuteur principal de la discussion. D’ailleurs, les dites discussions, très peu pour lui : il n’aime pas s’étaler ou ressentir un semblant d’intérêt pour son existence de la part d’un étranger ; très vite il dévie les conversations ou y met un terme avec des propos acerbes. On lui reprochera ce côté distant qui l’a bien souvent rendu solitaire, comme une barrière naturelle et innée entre la civilisation et lui. Tant que rien ne l’atteint, c’est que tout va bien.

Il est calme. Posé. Presque polaire à force de ne pas exprimer la moindre chose sur ses traits ou son attitude. Figé, il semble incapable d’exprimer les réactions humaines attendues ; se contentant de fixer les gens comme s’il savait des choses que d’autres ignorent ou, simplement, comme s’il s’en moquait royalement au fond. Imperturbable, il s’est vite rendu compte que les inconnus faisaient l’amalgame avec un cœur de pierre et un côté hautain parfaitement désagréable. La société n’aime pas ce qui est différent, alors elle se voit obligée d’y classer soigneusement dans des cases. Celles qu’on évite en général. Il n’a pas très bonne réputation, les rumeurs courant vite lorsque l’accusé ne le réfute pas, même si personne ne s’amuse jamais à le provoquer au-delà des quelques paroles. Il faut croire qu’il fait peur ? Peut-être. Un peu. Ses gestes sont soigneux, calculés, mesurés ; comme chaque pensée qui le traverse et qu’il ordonne soigneusement. Malgré son désintérêt total pour son passé, il a une peur viscérale d’oublier à nouveau quelque chose, s’inventant bon nombre de moyens mnémotechniques pour retenir les informations. Cela va de la langue parlée à la recette d’une tarte aux girolles. Ioans prend tout ce qui lui tombe sous la main et l’apprend, le retient, s’y intéresse. Comme si cela permettait de combler un vide chez lui. Si on croit qu’il n’a aucun hobby, c’est parce qu’on ne le regarde pas assez lire ; il n’aime pas un genre en particulier, il aime tout. Il s’intéresse à tout. A sa manière. Ses paroles rejoignent cet état d’esprit : l’homme peut converser sur un panel important de sujets, encore faut-il parvenir à le tirer de son mutisme. Les gens s’agacent. Les gens s’énervent. Et ils le fuient.

Razvan n’apprécie pas la violence gratuite. Pour lui, ce n’est pas une forme de combat face à des ennemis souvent invisibles et bien mieux entraînés ; c’est seulement un moyen de justifier des actes cruels et irraisonnés. Alors, même s’il s’entraine depuis longtemps à la Boxe Thaïlandaise, ses années de solitude lui ont laissé suffisamment de marques et de souvenirs pour qu’il se refuse à réagir de la sorte désormais. Mais s’il y a quelque chose qui le fait réagir, c’est bien l’injustice : insupportable à ses yeux. Il fait des efforts pour ne pas se mêler des affaires des autres, mais la tentation est parfois trop forte. Il est de ceux qui vont aller distribuer de la nourriture et des couvertures aux démunis, ou qui déposera quelques pièces dans la casquette d’un plus faible que lui ; mais il laissera deux hommes s’entretuer s’il estime leurs motivations irrecevables et subjectives. Il faut apprendre à faire la part des choses, soi-disant. Il laisse volontiers cette part à quelqu’un d’autre. Il n’a rien d’héroïque, Ioans est même plutôt lâche et égoïste au fond.


You know my name, not my story
Vous considérez-vous plutôt Conservateur ou Novateur ? Souhaitez-vous reprendre la société terrienne ou en créér une nouvelle, avec de meilleures valeurs ?
Ioans n'a rien d'un Conservateur, bien au contraire. Pour lui, ses années sur la Terre n'existent plus et il n'a aucun souvenir de son séjour sur Neptune, le vaisseau qui l'a conduit jusque sur Vesta. Il n'a plus vraiment de souvenirs tout court, à vrai dire. Pourtant il n'est pas non plus des Novateurs, un parti prit trop radical à ses yeux. Mais en tout cas, il refuse catégoriquement de recommencer ce qu'il s'est passé sur Terre, après tout s'ils sont partis c'est bien suite aux erreurs de ceux de son espèce, non ? Quand aux valeurs, pour l'instant il semble satisfait du fonctionnement de Ground Zero. Razvan ne s'exprime pas vraiment sur le sujet, il a sa propre idéologie : survivre. Au jour le jour. Coûte que coûte.


Avez-vous déjà considéré la possibilité qu’une autre civilisation existe sur Vesta ?
Les humains vivaient bien avec les fourmis sur la Terre, non ? Et puis, quite à trouver une planète habitable... Pourquoi seraient-ils les seuls à pouvoir profiter de l'exclusivité ? Ah mais, il ne faut pas considérer les autres espèces animales ? Alors là, c'est une question qui dépasse Ioans et son côté terriblement terre à terre. Une autre civilisation ? Très bien. Tant que ceux-ci payent leurs consommations et ne font pas de grabuge, il n'a rien à leur dire ou leur reprocher. Il n'a d'ailleurs pas en mémoire d'avoir rencontré un des membres de ces dites civilisations jusqu'à présent.


Souhaitez-vous que la colonie s’étende et découvrir le reste de la planète ou vous sentez-vous mieux à Ground Zero ?
Le côté explorateur, Ioans le laisse à ceux qui veulent vraiment le faire. Lui, il se contrefiche royalement des avancées ou des améliorations. Tranquille dans son existence, il est incapable de voir au delà de la journée qu'il est en train de passer. Alors partir en mission sur une surface inhabitée et découverte... Vous voulez le faire participer à Koh-Lanta ou quoi ? Il perdrait vite malgré son tempérament, ce n'est pas du tout quelqu'un qui a envie de retourner à la vie sauvage et primaire. Donc, que la colonie aille où elle veut si ça lui chante, lui, jusqu'à ce qu'il trouve mieux, il se contentera de ce qu'il a.




Pseudo et/ou prénom: Davy.
Âge: 25 ans (bientôt).
Personnage: Poste-vacant.
Présence: Régulière.
Comment as-tu connu le forum?: Je suis sa formation depuis Bazzart.
Une remarque?: Je poste rapidement cette fiche totalement incomplète, mes excuses, je reviens très vite pour la compléter  


Dernière édition par Razvan V. Ioans le Dim 19 Juil - 22:18, édité 8 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité
Invité


Message Re: Ô lovely, lovely day
Mer 15 Juil - 9:49
Histoire
We grew up, we worked and changed our ways just like wildfire, been burning now for days.


There is a house in New Orleans they call the Rising Sun.
And it's been the ruin of many a poor boy. And God, I know I'm one

Le bruit. Des cris. Et le silence. Ce foutu silence.

Celui qui vous étreignait la gorge et vous enserrait jusqu’à l’étouffement. Celui qui bloquait votre respiration et empêchait jusqu’à vos yeux de voir. Celui qui prenait possession de votre corps et vous cambrait sous la violence de la douleur qu’il procurait, vous poussant presque à réclamer la rédemption d’une mort rapide. Vive. Furtive. Presque aurait-il supplié que la faucheuse ne s’abatte sur lui s’il avait pu parler. S’il avait osé élever la voix. Et surtout s’il n’était pas aussi lâche. Mais la raison lui avait donné tort, encore une fois. Une dernière et ultime fois.

Réveille-toi.

Il papillonna du regard. Une douleur fulgurante lui vrilla immédiatement le crâne, l’obligeant à fermer les yeux encore quelques instants. Une éternité à vrai dire. Sa respiration était vive, lancinante et sifflante. Il devinait rapidement que la vitre contre laquelle il était appuyé était brisée. Etait-ce sa faute ? Il voyait une traînée de sang s’approcher dans sa direction, mais était tout à fait incapable de faire le rapprochement. Pourquoi faisait-il si sombre ? Il grimaça en voulant bouger, devant s’y reprendre à plusieurs fois avant de parvenir ne serait-ce qu’à tourner la tête. Son corps était atrocement endolori, lui expédiant des décharges pour chaque pensée qu’il tentait de formuler intérieurement. Pourtant, plus les secondes défilaient, plus il se sentait envahit d’une sensation d’oppression. De danger.

Il posa ses mains devant lui, accrochant le volant pour se redresser au moins sur le coude. Son crâne avait frappé la vitre avec tellement de violence qu’il l’avait brisée. Mais ce n’était pas ça qu’il regardait, non. Non. Son regard aux bords flous s’était posé sur le corps sans vie à moitié affalé sur lui. Celui d’un homme dont il ne parvenait qu’à peine à discerner le visage, tant l’angle de son tronc était étrange. Penché au-dessus de lui, retenu par la ceinture de sécurité, le cadavre émettait des petites gouttes de sang en direction du sol. De sa joue. C’était sans doute ce qui l’avait réveillé. Aussitôt il voulut pousser un cri d’horreur, qui ne sortit jamais.

Se plaquant en arrière, essayant vainement de défaire sa ceinture, il siffla des « Putain. Putain, putain… Putain. Putain ! » alors que ses doigts tremblant manquaient plusieurs fois leur manœuvre. Lorsque sa propre ceinture céda, il s’étala de tout son poids sur la portière dans un gémissement plaintif. Ses paumes rencontrèrent le verre brisé, mais seul la vision d’horreur qui s’étalait devant lui captait son attention : à l’arrière de la voiture, un autre corps avec la tête penchée en arrière, celui d’une femme, gisait contre le dossier. Pas de respiration. Rien. Il était intimement persuadé qu’elle était morte aussi. Y avait-il une autre surprise de ce genre ?

Calme-toi.

Un bruit. Visiblement, oui. Il attrapa le dossier de son fauteuil pour se redresser, parvenant à jeter un coup d’œil derrière lui. Un dernier passager. Un jeune homme aux cheveux de blés tâchés de carmin se trouvait là, geignant et parvenant à peine à bouger. « Eh, toi ! Eh putain, accroche toi ! » Lui lança Ioans dans un espoir fou. S’accrocher. Mais s’accrocher à quoi ? A part à l’absurde réalité qu’ils se trouvaient dans une boîte en ferraille avec deux morts à leurs côtés. Ou bien étaient-ce eux, les fantômes ? Peut-être avaient-ils déjà un pied dans l’au-delà ? Il l’ignorait. Il ignorait tout.

Même qui étaient ces personnes avec lui. Et lorsque la portière vola en éclat au-dessus d’eux, révélant un soleil de plomb et une lumière si vive qu’elle manqua de l’aveugler, il ne savait même plus qui il était.


Now the only thing a gambler needs is a suitcase and trunk.
And the only time he's satisfied is when he's on a trump.

Quatre ans. Quatre putain d’années.

Et Razvan n’était toujours pas allé voir ces foutues tombes qui contenaient les cendres de leurs parents. Enfin, ils étaient soi-disant leurs parents, mais pour lui ce n’était que des visages inconnus sur des hologrammes. C’était Traian qui lui avaient expliqué qui ils étaient et ce qu’ils devaient représenter pour lui. Pour eux. Pour leur famille désormais brisée malgré leur parcours de plusieurs millions d’années lumières ; comme quoi, il avait fallu quitter la Terre pour enfin trouver la paix éternelle. Etrange idée, étrange journée, étrange défilé de gens sans identités pour tenter de vous faire comprendre que vous ne retrouverez jamais la mémoire. Ioans avait de toute manière abandonné l’idée, s’accrochant à des cauchemars chimériques qui le tiraient de son lit dans des cris d’effroi ou couvert de sueur.

Des visages. Des bribes de conversation. Une cloison lumineuse. Le mot « Uranus » gravé sur une coque gigantesque. Des ascenseurs de verre. Une terre qu’il ne reconnaissait pas. Un sourire. Une main qui se serre. Un étrange animal à quatre pattes qui vient vous sentir les pieds. La queue dans une cafétéria où tout le monde était habillé de la même manière. Des champs. Des gigantesques champs dans lesquels il partait courir. Une salle de classe. Un professeur sévère. Le ciel. La lune. Une seule. Ronde et douce. Détestable. Puis le sang. La mort. Les cris. Ces corps suspendus. Ce bruit de pneus crissant sur le bitume. Cette sirène dans le fond. Cette main qui se tend vers lui. Cet appel dans son dos. La douleur. L’accusation. La mort.

Il avait oublié. Tout oublié. Des premiers souvenirs jusqu’aux derniers, devant alors se contenter de ces quatre dernières années pour reforger un monde et une identité. C’était comme une renaissance, mais en pire et en plus instable. Plus d’amis. Plus d’ennemis. Plus de direction. Plus rien, hormis un appartement double en compagnie de son jeune frère et un esprit vide à remplir. Il ne se souvenait pas de l’arrivée sur Vesta. De ses jeunes années sur une nouvelle planète. De son éducation un peu rude par son père, Professeur de Philosophie, et des regards en biais de sa mère, infirmière. De sa relation chaleureuse avec Traian malgré leur différence d’âge. De ses études qu’il avait rapidement abandonnées. De ses quelques mois passés dans les rues de Ground Zero, sans argent ni toit, refusant de se plier à la société égalitaire qu’on leur imposait. De son côté rebelle et chapardeur, un brin manipulateur et asphyxié par tout ce concept. De cette étrange réconciliation avec sa famille, sans vraiment y croire. Il avait des griefs et de la rancœur, des sentiments négatifs qui lui enserraient le torse quand on daignait parler de ses géniteurs. Il ne les portait pas dans son cœur – en avait-il seulement un ? – et ne souhaitait pas faire d’efforts de ce côté. Il avait tout laissé derrière lui. Un coup de balai magistral. Et une nouvelle vie à débuter.

Razvan s’était rapidement remit sur des rails pour reprendre ses contacts. De garçon de salle, il était devenu barman dans un bar puis deux. Ce n’était que par le fruit du hasard, et par un patron un peu trop ambitieux, qu’il s’était retrouvé dans le projet du Cube : une boîte de nuit nouvelle génération, unique en son genre à Ground Zero, et qui agitait de belles promesses pour la société bien trop prude de leur gouvernement. Si seulement son associé n’était pas mort à son tour d’une crise cardiaque, peut-être qu’il n’aurait jamais été projeté ainsi sur le devant de la scène. Apportant les moyens de construire un tel endroit – héritage familial rapidement réparti – il ouvrit seulement trois ans après son accident. Et dès le départ, il fit carton plein et salle comble. Il s’était même mis à chiner des anciennes musiques pour permettre à ses consommateurs de se souvenir, à défaut de  lui, de leur passé ou bien de songer à leur avenir. Ici, on servait de l’alcool fort et on mettait dehors ceux trop saouls pour tenir sur leurs deux jambes. On pouvait vivre une autre réalité que l’extérieur, uniquement pour une soirée ou pour tant d’autres, et se défaire du reste. Pour Ioans, qui était un homme calme et froid, tout entrait à contre sens de ce qu’il devenait. Dans ce monde haut en couleurs et en sensations, il se contentait de simplement servir au bar les âmes échauffées ou bien esseulées, veillant sur le fonctionnement d’une telle entreprise sans jamais trop en dire. S’il y a bien une chose qu’il avait retenu, c’était que trop parler pouvait vous apporter des ennuis.

Puis il rentrait. Au petit matin ou bien tard le soir, cela dépendait du point de vue. Il se laissait tomber sur son canapé avant même d’atteindre son lit, et souvent s’endormait dans un sommeil sans rêves. Il ne voyait pas se lever Traian, pourtant il l’entendait au loin. Imperceptiblement, il l’entendait, elle. Cette jambe. Cette foutue jambe. Son jeune frère ne lui disait jamais rien à ce sujet. Pas une accusation. Pas un remord. Pas un reproche. Pourtant Razvan se sentait bouffé de l’intérieur par toutes les menaces silencieuses qui planaient au-dessus de leurs têtes. Le glas d’un tribunal céleste qui s’abattrait un jour ou l’autre sur sa nuque pour réclamer sa peine. Son dû. Sa contribution au rythme de la vie, et celle sur Vesta n’y faisait pas exception. Il se retournait alors pour ne pas le regarder, serrant un coussin avant de finalement se résoudre à rejoindre son lit. De temps en temps celui-ci était réchauffé par un invité, récurrent ou passager, il n’en avait que faire. Il fallait bien se laisser aller aux petits plaisirs de la vie, tant qu’on le pouvait encore… Même s’il restait encore toute une planète à découvrir.


Well, I got one foot on the platform, the other foot on the train.
I'm goin' back to New Orleans to wear that ball and chain.
 


Dernière édition par Razvan V. Ioans le Dim 19 Juil - 22:18, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Seth A. Shneider
groupe technique

Arrivée sur Vesta : 10/07/2015
Messages : 491
Points : 435


Message Re: Ô lovely, lovely day
Mer 15 Juil - 10:21
Bienvenue dans les environs !!! !!! Bon courage pour la rédaction de ta fiche !!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Evander G. Parks
Groupe commandes

Arrivée sur Vesta : 12/04/2015
Messages : 478
Points : 333

Groupe commandes

Message Re: Ô lovely, lovely day
Mer 15 Juil - 10:40
Bienvenue à toi
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité
Invité


Message Re: Ô lovely, lovely day
Mer 15 Juil - 11:00
Seb ! Et ce PV
Très bienvenue chez nous
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité
Invité


Message Re: Ô lovely, lovely day
Mer 15 Juil - 11:21
Stan
Bienvenue sur GZ
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité
Invité


Message Re: Ô lovely, lovely day
Mer 15 Juil - 12:39
Bienvenue, très bon choix d'avatar
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Adelaide A. Montgomery
groupe ingénierie

Arrivée sur Vesta : 11/07/2015
Messages : 446
Points : 281


Message Re: Ô lovely, lovely day
Mer 15 Juil - 12:40
Le chapelier Fou


Bienvenue et bon courage pour ta fiche
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Nathaël A. Scifo
Groupe ingénierie

Arrivée sur Vesta : 12/04/2015
Messages : 289
Points : 218

Groupe ingénierie

Message Re: Ô lovely, lovely day
Mer 15 Juil - 12:50
ce pv bienvenuuuuue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité
Invité


Message Re: Ô lovely, lovely day
Mer 15 Juil - 12:59
J'aime trooop le prénom !
Bienvenue par ici en tout cas
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité
Invité


Message Re: Ô lovely, lovely day
Mer 15 Juil - 15:13
je plussois Nèbla, joli prénom
bienvenue parmis nous
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Arrivée sur Vesta : 23/01/2015
Messages : 228
Points : 156


Message Re: Ô lovely, lovely day
Mer 15 Juil - 18:43
bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité
Invité


Message Re: Ô lovely, lovely day
Mer 15 Juil - 19:56
Ce pv + Stan + le prénom

Bienvenue à toi
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Jaime K. Waldfogel
groupe recherches

Arrivée sur Vesta : 10/07/2015
Messages : 61
Points : 55


Message Re: Ô lovely, lovely day
Jeu 16 Juil - 1:53
Stan ce prénom, ce perso
Bienvenue parmi nous
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité
Invité


Message Re: Ô lovely, lovely day
Jeu 16 Juil - 17:22
Merci pour tous les messages
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Jahaan I. Serhan
Groupe défense

Arrivée sur Vesta : 23/01/2015
Messages : 188
Points : 153

Groupe défense

Message Re: Ô lovely, lovely day
Sam 18 Juil - 16:08
bienvenue et bon courage pour ta fiche
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité
Invité


Message Re: Ô lovely, lovely day
Sam 18 Juil - 23:09
Merci beau gosse
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Léonard G. Delaunay
secteur platon

Arrivée sur Vesta : 18/07/2015
Messages : 113
Points : 126


Message Re: Ô lovely, lovely day
Lun 20 Juil - 15:14
Ok, donc toi et Traian avez décidé de voler mon coeur

Lu en parallèle avec ton frangin, ça colle des frissons J'aime beaucoup par contre!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité
Invité


Message Re: Ô lovely, lovely day
Lun 20 Juil - 22:04
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Evander G. Parks
Groupe commandes

Arrivée sur Vesta : 12/04/2015
Messages : 478
Points : 333

Groupe commandes

Message Re: Ô lovely, lovely day
Mar 21 Juil - 17:15
Validé
Félicitations, tu fais maintenant partie de la famille


Te voilà prêt à jouer sur le forum mais avant toute chose, voici quelques informations essentielles. Tu peux tout d'abord aller recenser le métier de ton personnage et demander ton rang. Afin de t'intégrer au forum, nous te conseillons de poster une fiche de liens et une fiche de sujets si tu le souhaites. Tu peux également poster le téléphone de ton personnage ici afin de jouer tes liens autrement qu'en rps. Une partie t'est mise à disposition afin d'écrire sur ton personnage en dehors des rps, c'est par ici. Si tu souhaites poster un scénario, c'est par là. Tu peux également prendre connaissance du système de points, cela pourra t'aider à gagner le titre de membre du mois. Penses également à prendre connaissance du système de suppressions pour éviter toute mauvaise surprise. Si jamais tu dois t'absenter, c'est ici qu'il faut poster.
Enfin, n'oublies pas de te détendre un peu en passant par le flood, les jeux ou la chatbox. Tu peux soutenir le forum en votant toutes les deux heures sur le topsite obsession et bazzart et en venant réclamer tes points ici. Pour finir, si tu as la moindre question, le moindre problème ou juste envie de papoter, n'hésite pas à contacter un membre du staff, nous sommes là pour ça.
Sur ce, nous te souhaitons bon jeu sur GZ  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé


Message Re: Ô lovely, lovely day
Revenir en haut Aller en bas
 

Ô lovely, lovely day

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Wicked Lovely Trilogy by Melissa Marr
» [LADY LOVELYLOCKS] My lady lovely locks collection
» [ANIME/MANGA] Lovely Complex
» wishlist dame boucleline/lady lovely locks
» Lovely Bones

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GROUND ZERO :: Black Hole :: Dust :: Archives des fiches
-